• 9 mai

Les bienfaits du sport sur la santé

  • Sami Ibn Jawad

Sache, qu'Allah t'élève en degrès que le sport est un outils pour la santé avant d'être un outils esthétique.


Ce que le sport fait à ton cœur

Le système cardiovasculaire est le premier bénéficiaire de l'activité physique régulière.

En plus de réduire la morbidité et la mortalité cardiaque.

Elle agit directement sur les facteurs de risque : profil lipidique, pression artérielle, coagulation, physiologie de la paroi des vaisseaux.

Ce n'est pas juste esthétique.

C'est pas juste une mode.

C'est un véritable outils.

Le résultat d'une méta-analyse publiée dans le British Journal of Sports Medicine en 2023, menée par des chercheurs de l'Université de Cambridge sur de larges cohortes prospectives dit : "l'activité physique régulière est associée à une réduction significative du risque de maladies cardiovasculaires, de cancers, et de mortalité toutes causes confondues."

Concrètement...

4,4 minutes de sport intense par jour...

C'est tout...

C'est moins de 5 minutes ...

Elles sont associées à une réduction de 26 à 30% du risque de mortalité toutes causes confondues, et de 24 à 32% du risque de mortalité cardiovasculaire.

Ce n'est pas un programme d'athlète.

C'est 4 minutes.


Ce que le sport fait à ton cerveau

C'est le bénéfice le moins connu.

Il est pourtant l'un des plus documenté.

Plusieurs études scientifiques ont démontré qu'il existe un lien direct entre le fonctionnement cognitif et le niveau d'activité physique.

La pratique régulière de l'activité physique se traduit par de meilleures performances cognitives.

Le mécanisme est précis.

L'exercice améliore la connectivité des neurones et augmente les taux de BDNF (brain-derived neurotrophic factor)

C'est un facteur de croissance qui favorise la plasticité cérébrale

La capacité du cerveau à créer ou réorganiser ses réseaux de neurones en particulier au niveau de l'hippocampe et du cortex frontal.

Concrètement : le sport stimule la même molécule que certains antidépresseurs.

Et sur le long terme, une étude qui a suivi pendant 44 ans un groupe de femmes suédoises a montré que celles qui présentaient la meilleure forme cardiovasculaire avaient un risque d'être atteintes de démence diminué de 90% comparativement à celles qui étaient sédentaires.

90%.

Ce chiffre devrait changer les priorités de beaucoup de gens...


Ce que le sport fait à tes os et tes muscles

La densité minérale osseuse est 20 à 33% plus élevée, selon les sites osseux, chez des gymnastes comparées à des nageuses et des sujets sédentaires.

Ce qui compte ici, ce sont les exercices avec mise en charge, musculation, course, marche rapide qui font la différence.

La natation et le vélo, aussi bénéfiques soient-ils pour le cœur, n'ont pas cet effet sur l'os.

Sur les muscles : à partir de 30 ans, un corps inactif perd entre 3 et 8% de sa masse musculaire par décennie.

Ce phénomène la sarcopénie ne se voit pas au miroir au début.

Il se voit dans la fatigue. Dans les douleurs. Dans la dépendance progressive.

La musculation est la seule intervention prouvée pour le freiner.


Ce que le sport fait à ton mental

Une étude publiée par Chekroud SR et al. (2018) montre que les individus pratiquant de l'exercice physique ont 43% de moins de jours de faible santé mentale comparativement à ceux qui n'en pratiquent pas.

Le mécanisme est double.

D'un côté : l'exercice régule les neurotransmetteurs liés à l'humeur (dopamine, sérotonine, endorphines).

De l'autre : il crée un sentiment de compétence et de maîtrise que rien d'autre ne remplace aussi efficacement.

Un homme qui progresse physiquement n'est pas le même homme que celui qui stagne.

Son mental change. Son rapport aux obstacles change.

Ce n'est pas de la psychologie de comptoir.

C'est de la neurobiologie.


Ce qu'il faut retenir

Le sport réduit le risque de maladies cardiovasculaires.

Il protège le cerveau et retarde le déclin cognitif.

Il préserve les os, freine la perte musculaire, régule le mental.

Et il permet au croyant d'être plus fort, plus présent, plus utile.

Commence par là.


Sources

— Garcia L. et al. — Non-occupational physical activity and risk of cardiovascular disease, cancer and mortality outcomes — British Journal of Sports Medicine, 2023 — https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10423495/

— Haizhong et al. — Vigorous-intensity physical activity and all-cause, CVD, and cancer mortality — PubMed Central, 2025 — https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC12145088/

— INSERM — Activité physique : contextes et effets sur la santéhttps://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/80

— Observatoire de prévention de l'Institut de Cardiologie de Montréal — Activité physique, exercice et santé du cerveauhttps://observatoireprevention.org/2023/11/13/activite-physique-exercice-et-sante-du-cerveau/

— Runacres A. et al. — Health consequences of an elite sporting career: meta-analysis of 165,000 former athletes — Sports Medicine, 2020 — https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7846545/

— OMS — Lignes directrices sur l'activité physique et la sédentaritéhttps://www.who.int/europe/fr/publications/i/item/9789240014886

— Chekroud SR et al. (2018) : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6349619/